Mon métier, c’est d’éditer des sites : je les crée, je les fais vivre, ils trouvent leurs lecteurs. Une partie de leurs revenus vient de la vente de liens. Le mot intrigue, parfois il inquiète. Voici ce que c’est vraiment, sans jargon et sans rien cacher.

La vente de liens, c’est quoi ?

Un lien, c’est ce texte sur lequel on clique pour passer d’une page à une autre. Quand un site pose un lien vers un autre site, il le recommande un peu à ses lecteurs.

Google regarde ces recommandations. Depuis ses débuts, il s’en sert comme d’un indice pour juger la confiance qu’il accorde à une page. Une page que beaucoup de bons sites citent a plus de chances de bien se placer dans ses résultats.

La vente de liens, c’est donc simple à résumer : une marque paie un éditeur pour que l’un de ses sites parle d’elle et renvoie vers le sien.

Qui fait quoi ?

  • L’éditeur possède le site, ses lecteurs et sa réputation. C’est mon rôle.
  • La marque, ou l’agence qui travaille pour elle, veut être mieux connue et mieux placée sur Google.
  • Le rédacteur écrit l’article : la marque le fournit, ou je m’en charge.
  • Les plateformes spécialisées mettent en relation éditeurs et acheteurs. Certaines demandes arrivent aussi directement par mail.

Les trois formes les plus courantes

Le lien ajouté dans un article existant

L’article est déjà en ligne, sur un sujet proche de celui de la marque. J’y ajoute une phrase naturelle qui porte le lien, à l’endroit où il a du sens.

L’article fourni par la marque

La marque envoie son texte et parfois ses images. Je le mets en forme aux couleurs du site, puis je le publie.

L’article écrit pour l’occasion

La marque donne son sujet, l’adresse à citer et le texte du lien. L’article est rédigé de A à Z, et le lien placé dans la bonne partie.

Comment se passe une commande chez moi

  1. La demande. On me donne le site à citer, le sujet et le texte souhaité pour le lien.
  2. Le choix du site. Je cherche parmi mes sites celui dont le thème est proche : un lien sans rapport avec le sujet n’aide personne.
  3. La publication. L’article est mis en ligne avec ses images, hébergées sur le site, et rangé dans la bonne catégorie.
  4. Le contrôle. Je vérifie la page publiée : le lien, son texte, le titre et les images.
  5. La livraison. Je transmets l’adresse de l’article.

Qu’est-ce qui fait un bon lien ?

  • Un site proche du sujet. Un lien vers un artisan a plus de sens sur un site consacré à la maison que sur un site de cuisine.
  • De vrais visiteurs. Un site qui reçoit des visites de Google vaut mieux qu’un site vide, même joli.
  • Un article utile. Si le texte n’apprend rien à personne, le lien n’a pas de raison d’être là.
  • Un texte de lien naturel. On écrit comme on parlerait, sans coller une recherche Google au milieu d’une phrase.

Ce que disent les règles

Autant être clair, car un acheteur doit le savoir avant de commander.

Google classe parmi les pratiques interdites les liens payés qui transmettent de la confiance. Il demande de les signaler avec l’attribut rel="sponsored" ou rel="nofollow". Un lien payé non signalé peut être ignoré par Google, et un site qui en abuse s’expose à une sanction. La pratique reste très répandue, mais elle comporte ce risque.

La loi française demande qu’une publicité en ligne puisse être clairement identifiée comme telle.

En résumé

La vente de liens n’est pas mon métier principal : c’est une conséquence de mon métier d’éditeur. Sans sites vivants, lus par de vraies personnes, il n’y aurait rien à proposer. C’est pour cela que l’essentiel de mon temps passe dans les sites eux-mêmes.

Pour aller plus loin, le glossaire explique les mots utilisés ici. Et si vous cherchez un article ou un lien sur l’un de mes sites, écrivez-moi.

alex lasoroski
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